| |
2007 a sonné le glas des années faciles. Les 16 % de progression annuelle des actions entre 2003 et 2006 ont cédé la place à un petit 1,3 % pour le Cac 40. Même constat outre-Atlantique pour le S&P 500, qui a dû se contenter d’une hausse de 3,5 % après 4 années à 12,7 % en moyenne. La responsabilité des fameux prêts immobiliers américains à risque, les « subprimes », n’est qu’apparente, car l’atterrissage des actions était programmé. Les trois moteurs de la bourse -les profits, les taux d’intérêt (ou l’inflation) et les perspectives bénéficiaires à long terme- se sont essoufflés. La remontée de la volatilité sur actions à partir de l’été 2007 signale, comme en 1997, la diminution ou la normalisation du potentiel haussier des actions.
Incapable de continuer de monter au même rythme, la bourse est-elle pour autant entrée dans un cycle baissier ? Un mois de janvier raté, qui a vu les actions décrocher de plus de 10 % en 4 semaines, les menaces de « credit crunch » et d’effet richesse négatif que font peser les crises bancaire et immobilière aux Etats-Unis, le choc pétrolier persistant pourraient le suggérer. En l’absence de surévaluation comme en 2000 ou de remontée de l’inflation comme dans les années 70, les Bourses demeurent sur une trajectoire haussière. Elles viennent seulement d’intégrer le risque de retournement cyclique des profits, en surréagissant probablement car la récession américaine s’annonce modérée, comme en 2001, la bonne santé des entreprises et le dynamisme des pays émergents compensant le surendettement des ménages.
Ce marché ni haussier, ni baissier, mais plat comme dans la première moitié des années 90, offre des opportunités aux gestionnaires. Il faut mettre à profit les corrections du marché, renforcer bien sûr l’allocation sectorielle et être sélectif sur les valeurs et les cours d’entrée. En outre, il faut s’intéresser aux investissements qui ne sont pas corrélés aux taux d’intérêt ou à la croissance et renforcer en particulier la gestion alternative. Par la qualité de ses stratégistes, de ses analystes et de ses gérants ainsi que son expertise en gestion alternative, Banque Leonardo est particulièrement bien préparée pour gérer dans une telle configuration de marché.
Régis de Pampelonne
(janvier 2008)
|